|
|
|
La recherche que propose l’aïkido est
vaste et engendre de nombreuses questions.
Différents vécus, différents regards, différentes visions ...
A force de pratiquer, à force d’observer, on finit par croire que
l’on a des choses à dire !...
C’est ce qui m’a amené à rédiger quelques éléments de réponses qui
n’ont d’autres ambitions que d’être le reflet d’un point de vue
parmi d’autres.
Voilà ...
Qu’est-ce qui vous
motive après 28 années de pratique ?
Nous avons tous en nous des images, des idées qui nous habitent,
nous mènent, nourrissent notre imaginaire, et nous font rêver ...
Il s’agit ensuite de trouver des portes d'accès ( Do ? ).
Ayant commencé l’Aïkido trop tard pour avoir eu la chance de
connaître O. Senseï, j’ai pu cependant rencontrer des maîtres
japonais, parmi lesquels deux m’ont particulièrement touché. Les
voir pratiquer me laisse des images, des sensations corporelles, qui
perdurent, qui m’imprègnent. Ils incarnent la réalisation de
nouveaux possibles.
Chez Yamaguchi Senseï, une fantastique liberté corporelle et
mentale, une incroyable perception du partenaire avec lequel il
paraissait jouer. Il semblait ne plus considérer l’attaque que comme
un point d'accès au partenaire... L’attaquant devenait alors, un
champ d’expérimentation sans cesse renouvelé., un terrain de
découverte...
Il disait à propos du point de contact, que : « dans tout mouvement
d'aïkido il y a toujours un point fixe ... qui se déplace ». Je le
vois comme une clef de lecture, qui sous tend un travail sur le
centrage, l’écoute, l’adaptation , l’harmonisation ...Une clef qui
donne à chercher ...
Chez Endo Senseï , cette même impression de liberté et de naturel,
s’exprimant dans le calme, le plaisir de la pratique. Un des
éléments qui le caractérise est certainement le relâchement !
Il dit, par exemple, que sur une attaque très contraignante comme
katate ryote dori, faire descendre les points de saisie se fait par
« La pure expression d’une simple extension vers le bas » ...Cela
donne à rêver sur les possibles de l’unité du corps.
Des rencontres, des images, des sensations, des phrases comme
celles-ci, cohabitent en nous et nous colorent.
Elles entretiennent l’envie de recherche, donnent des directions de
travail.
Directions de travail, porteuses de valeurs ... qu’il va s’agir
ensuite de développer dans sa pratique et de faire passer dans son
enseignement...
Dans quel état
d’esprit doit-on aborder un cours d'aïkido ?
O Senseï demandait à ses élèves, « d'être une feuille de papier
vierge sur laquelle il écrirait le mot aïkido ... ».
Dans la pratique de Za Zen, il est conseillé de vider la coupe avant
même d’envisager de vouloir la remplir.
Tout apprentissage, tout perfectionnement demande un esprit
d’ouverture, une envie, une soif ..
Laisser s’ouvrir devant soi tout ce qui peut nourrir...
Cela va passer par laisser tomber les vieux démons : les certitudes,
les rivalités, les refus, la peur de la différence ...
Chercher à développer un état de réceptivité physique et mentale,
être dans un état d’imprégnation (comme un papier buvard absorbant
une tache d’encre), état qui permet d’inscrire en profondeur des
compréhensions ( lesquelles ne resurgissent parfois que dix ans plus
tard ... mais bon !... ).
Cultiver l’émulation de la découverte, le plaisir du corps en
mouvement ( comme la joie de l’enfant de deux ans découvrant que son
corps peut courir, sauter, rouler ... est riche de possibles!)
S’enrichir de la rencontre de l’autre, au travers des différences et
des similitudes.
Bref se transformer...
« Transformer le souci en souci de la transformation » A. Mainvielle
- musicien
Dans cette démarche, être chercheur ... et le rester !...
Chercher, sans doute est-ce simplement être curieux, se poser des
questions, aller là où l’on ne va pas forcément le plus
naturellement et le plus facilement ...
Rester chercheur c’est ne rien considérer comme acquis (
bienheureuse insécurité ...)
Considérer ce que l’on fait, et se poser des questions : pourquoi le
fait-on comme ça ? comment pourrait-on le faire autrement ? En quoi
est-on en accord avec les principes naturels qui nous régissent ?
Au fur et à mesure, des structures, des compréhensions, se mettent
en place dans notre pratique.
Mais le danger est de se satisfaire d’un travail trop formel, hyper
codifié, constitué de répétitions systématiques, mécaniques. Travail
gratifiant et sécurisant certes, mais qui risque de nous éloigner de
la recherche de présence, d’écoute envers soi-même et envers
l’autre.
Chaque moment se devrait d’être unique, une création de l’instant,
non reproductible.
« le secret de l’aïki est tout simple, il s’agit d’être présent au
présent » O. Senseï
On parle souvent de
l’aspect universel de l'aïkido ...
Je pense ne pas prendre trop de risque en disant que nous vivons sur
la planète Terre .
Or, il n’est pas inintéressant de se rappeler que celle-ci est régie
par les lois de la nature, quelles soient physiques, biologiques,
chimiques ...
« Tout mouvement n’est qu’agitation s’il n’est pas relié à celui des
astres. »
La méthode aïki a été développée, par O Senseï, en respect de ces
lois naturelles.
Par conséquence les techniques sont porteuses des principes qui les
régissent, et leur exploration constitue un moyen de ressourcement.
Pratiquer l'aïkido c’est tenter de se remettre en accord avec ces
lois et ainsi de se re-lier à l’univers qui nous entoure.
Ainsi, Irimi est, entre autre, une expression des forces centrifuges
- centripètes : Tori cherche, prend et garde le centre de l’espace
commun, ce qui engendre chez le Uke une accélération à la périphérie
de la sphère.
L’assise, la stabilité et par voie de conséquence le déséquilibre
sont, bien sûr, l’expression de la force de gravitation.
Tori cherche à exploiter cette force, pour développer une stabilité
( par le centrage, le relâchement, la mobilité, les appuis...)
On pourrait aussi dire que déséquilibrer Uke, c’est enlever dans son
corps tout ce qui s’oppose à l’expression de la force de gravitation
: ses appuis.
C’est aussi la découverte et l'intégration des propriétés physiques
et symboliques des triangles ( kurai tachi, shiho nage ... ), des
cercles ( hasso gaeshi, kaiten nage ...), des spirales ( gaeshi
tsuki, kote gaeshi...), des tangentes ...
C’est la redécouverte du principe d’économie. L’eau qui arrive sur
un obstacle solide, le contourne naturellement plutôt que de s’y
opposer. Ainsi en aïkido, lors d’une saisie très puissante, le
relâchement du bras - utilisation d’un minimum d’énergie - rend
possible le contournement du point de saisie.
Le respect des principes naturels permet d’optimiser sa technique et
de la rendre plus efficace.
Se mettre en accord avec ce naturel, est souvent de l’ordre du
lâcher prise bien plus que du domaine de l’acquisition.
« L’universel, c’est le local moins les murs ».
Prendre conscience de ces aspects universels, les expérimenter et
les ressentir dans le corps en mouvement est, je pense, une source
d’équilibre physique et mental.
C’est l’occasion de se relier aux forces de la nature, de se
ré-accorder.
De même qu’il y a un bien être dans le mouvement, il y a un bien
être à se sentir relié au monde dont on fait parti, et aux personnes
qui nous entourent.
« l'Aïkido est la réalisation corporelle du principe de l’Unité de
tous les êtres » O Senseï
Les armes ...
Durant toute sa vie O Senseï a pratiqué les armes. Ce qui a
participé, par là même, au processus de création de l'aïkido.
Étudier en parallèle l’Aïkido avec et sans armes, c’est refaire un
petit bout du chemin qui a mené à notre discipline, c’est élargir sa
vision, trouver des ponts,
C’est aussi, à mon sens, se donner une situation supplémentaire
d’expérimenter les principes qui régissent l'aïkido
Prenons en exemple ryote dori / tenchi nage : Que se passe-t-il pour
Tori ?
Le centre à partir des points d’appuis, crée une spirale. Celle ci
engendre une dynamique à l’intérieur du corps de Tori. Cette
dynamique va être transmise au partenaire au travers des points de
saisies. Ce qui va intégrer le Uke dans la spirale, le déstabiliser
puis le projeter .
Si l’on a une arme dans les mains, la dynamique va se transmettre
dans l’arme, passer par le point de contact (ou d’impact ) dans
l’arme du partenaire, se répercuter dans son corps et sur ses
appuis. Ce qui permet, par exemple, de balayer une attaque et de
piquer avec un Jo ( gaeshi tsuki )
Les applications sont différentes, mais le principe mis en action
est le même: la spirale.
On peut dire que le mouvement part du sol, se développe dans le
corps, passe dans l’arme et se répercute chez le partenaire.
Le développement des cercles, la concentration du triangle, la
notion de contact ...peuvent s’illustrer de la même façon. « Entrez
sous le signe du triangle, réalisez le mouvement suivant la
technique du cercle puis contrôlez en conduisant vers le bas sous le
signe du carré ... » O Sensei
Si nous sommes théoriquement d’accord pour dire que l’arme est le
prolongement du corps, par conséquent, pourquoi ne pas utiliser
l’arme pour travailler ce corps ?
De plus, l’arme a sa propre originalité; si elle est intégrée à la
gestuelle, à la dynamique, elle concrétise les notions d’axes, de
lignes, de plans, d’alignement, et rend subtile la notion de
contact.
La pratique des armes est un moment où le travail de l’intention
demande plus de rigueur et de présence. Intention sans laquelle
l’échange se vide de sa substance, de son sens.
Et surtout, les armes sont complémentaires au travail à mains nues,
car elles créent une situation où les rapports de temps, de vision,
et de placement prédominent, une situation où la vigilance et
l’urgence sont accrues, une situation où puissance et poids ne sont
plus un handicap.
L’unité corporelle ?
L’unité du corps demande, d’organiser celui-ci de telle façon, que
chaque partie concoure à la réalisation du mouvement.
« La racine dans les pieds, la maîtrise dans la taille et
l’épanouissement dans les doigts » Li Guang-Hua
Faire un travail sur l’unité corporelle, cela passe, avant tout, par
l’écoute de son corps,
Respecter l’architecture fonctionnelle du corps - alignement des
articulations, relation entre bassin/centre de gravité et points
d’appuis ...
Relâcher les tensions musculaires inutiles - épaules,coudes, genoux
...
Laisser s’exprimer les grandes alternances qui créent le rythme -
tension/relâchement, vide/plein, inspire/expire, haut/bas ... ,
laisser se faire les échanges - avant/arrière, droite/gauche,
changement de hanmi ...
Le respect de ces principes corporels permet de donner la dynamique
et l'amplitude au mouvement et par là même de le rendre plus
efficace.
L’attention investie dans ce travail, amène à développer la
présence.
« Le geste spontané ne peut s’acquérir que par le Non-Faire et le
Non-Vouloir » O Senseï
Il est intéressant de noter que dés l’an 1400, on parle des six
accords, dans les textes classiques du Tai-chi ( pratique martiale
chinoise dont les principes ont été formulés durant la dynastie Ming
- 1368/1644 ) :
Le coeur en accord avec l’intention
L’intention en accord avec le souffle,
Le souffle en accord avec l’énergie.
La main en accord avec le pied,
Le coude en accord avec le genou,
L’épaule en accord avec la hanche.
Recherche d’unité ...
Et, paradoxalement, plus on est à l’écoute de soi, plus on est à
l’écoute de l’Autre.
On parle en aïkido de
non-opposition ...
Que ce soit à un niveau collectif ou individuel, que ce soit à
l’échelle d’un pays ou d’une personne, le conflit est omniprésent Il
peut mener aux pires débordements, aux pires horreurs. Mais il peut
aussi être créateur car il est générateur de force, de puissance et
d’énergie. Il est considéré par les «psys» comme un facteur
constitutif de l'être humain.
S’il est fui ou s’il est écrasé dans l’oeuf, celui-ci ne pourra
s’exprimer. Il restera latent et resurgira à la moindre
sollicitation.
Le réflexe d’opposition ( inné ? ), va engendrer une situation
dualiste, dans laquelle deux forces se confrontent et cherchent à se
dominer. Il en résulte un gagnant et un perdant. Restera le
ressentiment ...
L'aïkido nous propose d’accepter le conflit, de le vivre. Les deux
partenaires peuvent en faire un outil de construction sans victoire
ni défaite.
Démarche vers la non-opposition ...
«affronter ou éviter l’autre sont deux approches erronées, il s’agit
de se rencontrer.»
... et à l’échelle de la pratique
...
Concrètement, l'aïkido propose de gérer de façon harmonieuse la
rencontre des forces.
Ainsi, prenons une situation des plus classique, dont le schéma se
retrouve dans beaucoup de techniques : katate dori / tenkan. -
On va à la rencontre du partenaire ( Irimi - aller vers ), puis on
pivote en prolongeant (Tenkan - contourner) pour que les deux forces
soient dans la même direction
C’est tout simple mais pour aller dans le sens de la force, il
faudra d’abord accepter l’attaque ( relâcher le corps et le mental
et être à l’écoute du partenaire par l'intermédiaire de la saisie ).
Puis il faudra se placer par rapport à ce point de contact ( donc se
conformer à quelque chose d’extérieur à soi, de préexistant ), s’y
adapter.
Être à l’écoute, s’adapter à l’autre. Accepter ce qui est et
accepter que cela évolue.
Autant de techniques, autant de partenaires, autant d’occasions
d’expérimenter corporellement la réalité de notre progression ...
Être dans le non-faire, ce serait à l’instant de la rencontre, ne
pas appliquer la technique que l’on veut faire, mais être au service
de la technique qui s’impose d’elle -même... « agir en n’agissant
pas »
( Bhagavad Gita ).
Être dans le non-faire, ce serait construire le mouvement à partir
de ce qui est, là, maintenant .
Mais nous sommes aussi dans : « être plus fort, dominer, vouloir,
contrer, prendre ... » caractéristiques de l’opposition.( les gros
mots de l'aïkido ? ).
Entre ce qu’on attend de l’autre et ce qu’il est réellement d’une
part et les limites de nos propres capacités d’autre part, les
occasions d’oppositions sont nombreuses !
A nous de gérer les éventuelles contradictions ...
« alors qu’un attaquant cherche à vous frapper, être si détaché de
la peur, du vouloir, de l’envie de vaincre que l’attaquant ne trouve
en vous qu’une complémentarité parfaite qui l’accepte, le reçoit et
par là même le neutralise totalement ».
« ... prendre l’attaquant dans son coeur » - O Senseï.
Merveilleuse utopie ?
Comment imaginer atteindre un tel idéal ?
Mais bon ! ... L’essentiel est l’élan dans lequel il nous met. Cette
démarche nous donne l’occasion de nous affiner, de nous confronter à
nos difficultés.
Comment se place le
rôle de uke dans la pratique ?
Considérons une quelconque technique et regardons la.
Elle va naître, puis se développer selon une trajectoire. Cela
engendre un espace qui prend bien souvent la forme d’une sphère.
C’est un tout ...
Imaginons cette sphère en train de se déplacer, de rouler. Le haut
et le bas vont prendre la place l’un de l’autre, s’inverser dans une
parfaite continuité, dans un échange fluide.
Chacune des deux parties n’est que moitié de l’ensemble et ces deux
éléments créent un tout qui existe en lui-même.
Ainsi, en Aïkido, les techniques sont toujours explorées
alternativement sous deux angles: celui de Tori et celui de Uke.
Chacun peut devenir explorateur d’une partie de la technique, d’une
partie de l’échange.
Ce sont deux « point de vues », deux regards complémentaires...pour
chacun desquels nous consacrons une part égale de temps de pratique
...
« L’attaque et la défense sont des alternances du Yin et du Yang » O
Senseï
Importance du rythme
Être à l’écoute du partenaire, suppose de connaître et de respecter
notre rythme et celui de l’autre.
Mouvements fluides, saccadées, chaotiques ... Se déroulant
lentement, rapidement... avec ou sans accélération, avec ou sans
suspension ...
Le rythme, naît de l’alternance.
Le corps, lui même, est déjà dans les alternances (
inspiration-expiration, flexion-extension, tension-relâchement,
compression-expansion ... )
Pour être « en rythme », il va falloir les percevoir et les laisser
s’exprimer, en libérant le corps de l’inutile.
L’inutile, c’est tout ce qui freine le rythme dans son écoulement (
raideurs, volonté ...)
Le rythme est donc là, quelque part en nous. Avec le temps et
l’expérience, il se régularise, il se fluidifie.
Il est aussi là dans la rencontre des forces. Par la recherche de
réponses aux diverses propositions rythmiques de nos partenaires,
nous le rendons malléable.
Plus il devient solide et ancré à l’intérieur de nous même, moins il
est perturbé par l’attaquant puisqu’il s’adapte à celui-ci.
Espoir d’atteindre au calme ...
Parmi les techniques d'Aïkido, les kokyu nage illustrent
parfaitement la notion de rythme. En effet, dans ces techniques, il
y a absence de contrainte articulaire. Le déséquilibre du partenaire
est obtenu presque uniquement par des jeux rythmiques : accélérer (
impulser )ou ralentir ( calmer ) l’attaquant, l’aspirer en devançant
le temps ( anacrouse ), créer un vide, une suspension ( silence )
...
Rythme personnel, rythme de l’échange et aussi rythme du groupe.
Ce rythme d’ensemble devient évident dans tous les moments où l’on
est à l’unisson ( Respirations, kiais, déplacements, tsuburis ...).
Il crée une dynamique commune, porteuse de puissance et d’énergie
Les percussions pendant un cours, d’armes par exemple, génèrent une
dynamisation et sont un fabuleux outil pour concrétiser la
régularité du rythme corporel.
« Le mouvement doit être effectué sans arrêt ni stagnation, vous
devez simplement respecter le rythme, en devenant l’axe de votre
propre sphère » O Senseï
Enseigner...
Enseigner l’Aïkido, c’est partager et transmettre ce que l’on aime.
Enseigner, c’est aussi créer une dynamique qui va emmener les
pratiquants dans un élan, dans le plaisir de la découverte, puis de
la recherche. C’est générer un climat .
La pédagogie est l’outil qui va permettre d’organiser
l’apprentissage de l'aïkido.
Le premier souci de l’enseignant, c’est certainement d’amener le
pratiquant à l’autonomie.
Autonomie donnée par l’étude, la compréhension puis l’appropriation
des techniques, en tant qu’acteur et non consommateur.
Donner un sens à la pratique. Qu’est-ce qui permet le mouvement,
Qu’est ce qui l’anime ?, Qu’est-ce qui le justifie ? Quand devient
-il incohérent ? A quoi cela nous conduit-il ?...
« enseigner n’est pas remplir une coupe, c’est allumer une flamme ».
Mais les tentations sont nombreuses ...
Enseigner n’est pas imposer une image de soi même, mais donner de
multiples situations d'expérimentation. Enseigner n’est pas se poser
en référence absolue, mais développer un esprit d’ouverture. Éviter
de tomber dans un propos abstrait, ésotérique, mais à partir de la
pratique, et en cohérence avec celle-ci, construire son discours.
Esquiver le doucereux piège d’une vérité unique, par un regard
critique sur sa pratique.
Avec son regard, sa sensibilité, à la mesure du développement
atteint, et selon son expérience, l’enseignant propose des clefs,
amène à faire des ponts, ouvre des portes, des possibles ...
Ainsi, participe à la transmission.
...
Joël Roche et l'aïkido
- pratique l'aïkido depuis 1972
- obtient son 6ème DAN en 2002
- responsable technique et pédagogique pour la région Pays de la Loire où il anime une école des cadres depuis 1985
- formateur au brevet fédéral UFA
- examinateur au brevet d'état et au passage 3ème et 4ème DAN
- conseiller technique, avec Franck NOEL, auprès des fédérations tchèque et slovaque
- professeur du club Croix Blanche Aïkido depuis 1979
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Pages personnelles
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web