PHILOSOPHONS SUR L'AIKIDO

 

 

Les êtres humains sont capable de développer de multiples facettes.Quand on gratte un peu on est parfois surpris, en bien ou en mal.

« L'aïkido ne doit pas être enseigné à ceux qui en feraient un mauvais usage. » (Ô Sensei)

Certains habiles pervers peuvent passer au travers les mailles du tri mais ne manquent pas d'être rapidement identifiés et exclus.

Il serait présomptueux de penser que l'aïkido a le pouvoir d'inverser la nature profonde d'un être : un mauvais reste un mauvais, un bon par contre pourra développer sa bonté.

L'étiquette régit les relations mutuelles. La hiérarchie se met naturellement en place quand l'étiquette est respectée. Il faut que l'étiquette soit l'expression de l'humanité du cœur. Il ne suffit pas de se plier à la forme. Si le cœur n'est pas habité par le respect, la forme ne sera qu'une coquille sans âme. Il faut respecter la personnalité de l'autre. Les actes en accord avec les règles de l'étiquette engendrent un cœur pur et une attitude noble. Ce sens de la compassion est simplement lié à l'harmonie et à la paix. Il faut graver cela dans son esprit pour transmettre l'étiquette et la discipline. "L'aïkido c'est la liberté. Mais c'est aussi une discipline et notre liberté c'est justement de s'être choisi une discipline. Respecter sa discipline, c'est aussi se respecter soi-même car c'est nous qui l'avons choisie." (Me Tamura)

" L'Aïkido est la non résistance. Puisqu'elle est non résistance, elle est toujours victorieuse. "
" Je ne fais pas d'amis parmi les hommes, mais je suis ami avec dieu. Le monde ne va pas bien car les gens se font des amis entre eux, en disant et en faisant des choses insensées. Les êtres bons et mauvais sont tous unis dans la même famille du monde. L'Aïkido se dispense de tout attachement. L'Aïkido ne nomme pas les choses " bonnes " ou " mauvaises ". Il garde toute chose dans un développement et un accroissement constants et sert à l'aboutissement de l'univers ."

" Le secret de l'Aïkido est de nous harmoniser avec le mouvement de l'Univers lui-même. Celui qui a découvert le secret de l'Aïkido a l'Univers en lui-même et peut dire : " je suis l'Univers."

" L'Aïkido n'est pas une technique pour combattre ou vaincre l'ennemi. C'est le moyen de réconcilier le monde et de réunir les êtres humains dans une seule famille. "

" Gagner veut dire gagner sur l'esprit de désaccord en vous-même. C'est accomplir la mission que vous vous êtes donnée. "

" Le vrai budo est un travail de l'amour. C'est un travail de don de la vie à toute chose, et non de s'entretuer et de se battre avec les autres. L'amour est déesse gardienne de toute chose. Rien ne peut exister sans lui. L'Aïkido est la réalisation de l'amour. "

" Ceux qui ont un esprit perverti et belliqueux sont vaincus dès le début."

" Se mesurer en technique, gagner ou perdre, n'est pas le vrai budo. Le vrai budo ne connaît pas la défaite. Jamais battu signifie ne jamais combattre "

" Je ne suis jamais battu, quelque soit la vitesse d'attaque de l'ennemi. Ce n'est pas parce que ma technique est plus rapide que la sienne. Ce n'est pas une question de vitesse. Le combat est avant d'avoir commencé. "
" Ne regardez pas les yeux de l'adversaire ou votre esprit sera capté par ses yeux. Ne regardez pas son épée ou vous serez tué par son épée. Ne le regardez pas ou votre esprit sera distrait. Le vrai budo est l'acquisition de l'attraction par laquelle vous tirez le corps entier de l'adversaire. Tout ce que j'ai à faire est de me maintenir dans cette voie. "

" En Aïkido nous contrôlons l'esprit de l'adversaire avant de lui faire face. C'est à dire que nous le tirons en nous-mêmes. Nous avançons dans la vie avec cette attraction de notre esprit, et nous essayons d'avoir une vue complète du monde. "

" En travaillant, c'est en soi qu'il faut rechercher la forme extérieure." Me Takeda

" Le judo est un sport, un moyen de parcourir la voie alors que l'aïkido est la forme ancienne qui permet d'atteindre directement le but avec lequel il se confond. Le judo mène au but alors que l'aïkido est le but même à l'état pur.


"Me Minoru Mochizuki"

Dans la pratique, aussi longtemps qu'il y aura 2 mouvements dans son esprit, l'aïkidoka sera dans la situation d'apprentissage. Le jour où il sentira et comprendra qu'omote et ura ne font qu'un, il aura réalisé un des objectifs de l'aïkido : l'unité.

« La technique naît de la situation que l'on nous impose ou que l'on a su créer.»

 

EXTRAITS DU LIVRE DE FRANCK NOEL POUR  QUI J'AI UNE TENDRESSE PARTICULIÈRE ET QUE JE REMERCIE, PAR LA PRATIQUE QU'IL M'A PERMIS DE VIVRE HARMONIEUSEMENT ET POUR LES BONS MOMENTS, D'ÉCHANGES ET D'HUMOUR QUE J'AI APPRÉCIÉ À SA JUSTE VALEUR



ASINUS

on remarque souvent, au sein des dojos, cette tendance qu'ont bon nombre d'aïkidokas à privilégier certains partenaires au détriment d'autres.
une certaine complaisance à laisser les affinités seules décider de l'interlocuteur avec lequel on va échanger des répliques et de ceux qui vont rester en dehors de son cercle. ces affinités sont, en général, principalement motivées par un niveau technique comparable et un physique, gabarit, âge, sexe... assez semblable. il s'agit en fait de se trouver un miroir idéal, dans lequel, avant même que l'action ne s'engage, on puisse se mirer quasiment identique à soi-même. l'unification dans l'instant n'en sera que plus aisée bien que, sur le long terme, il est probable qu'une rivalité germera de cette gémellité.
on va même parfois jusqu'à institutionnaliser des cours par catégories afin de faciliter encore cette identification immédiate, en raccourcissant au maximum la distance entre uke et tori, leur donnant ainsi le maximum de chances d'ajuster avec netteté sur l'image renvoyée. et, en particulier, les cours "de haut niveau" ou "intensifs" sont-ils alors considérés comme la finalité, le vrai, l'ultime, ce à quoi tout le reste devait mener, rabaissant de ce fait la pratique standard au rang de parenthèse.
 

on comprend bien la logique de cette démarche qui est issue du désir légitime de perfectionnement et d'exaltation: favoriser la réussite, la gratification et le plaisir, plaisir de se reconnaître et d'être reconnu; à coup sûr sort-on de cette pratique avec une impression positive qui, outre qu'elle vaut par elle-même, est aussi source de bien des progrès.

mais soyons vigilants et sachons ne pas en abuser car le culte de la satisfaction immédiate se pose en trompe l'oeil et comporte bien des pièges: il ne faudrait pas que le dojo laissât se développer en son sein la cohabitation de différents ghettos étanches les uns aux autres car il trahirait alors sa mission qui est de fraternité, d'unification et non de ségrégation. il ne faudrait pas que l'aïkidoka, dans une espèce d'onanisme narcissique, ne sache que s'obstiner à se conforter dans ce qu'il est par la fréquentation exclusive de ses doubles, car il est bien clair que le choix de partenaires limité à ceux qui lui ressemble ne le prépare guère à la rencontre avec la véritable altérité.

il doit savoir que le miroir déformant, renvoyant une caricature et non une image idéale, est parfois bien plus révélateur de sa nature profonde.

et le dojo a pour devoir, au contraire, de mettre à profit la richesse et la diversité de la matière humaine dont il dispose pour la donner à brasser à chacun afin que, de cette expérience, il pétrisse et façonne son humanité à qui seules la connaissance et l'intimité avec l'étranger pourront donner une vraie capacité d'accueil, de compréhension et de persuasion.
 

les anciens , déjà, savaient.
 

un poète de l'antiquité nous dit: "en tant qu'homme, je considère que rien de ce qui est humain ne m'est étranger". de son côté, le proverbe nous dit: "asinus asinum fricat" c'est à dire "l'âne se frotte à l'âne": notre "qui se ressemble s'assemble"...  
a chacun alors de choisir son modèle: l'âne ou le poète?

 

ELOQUENCE
 

  il faut rêver d'une pratique éloquente.

qui saurait tout à la fois convaincre, éduquer et enthousiasmer, et ne laisserait, par la vigueur de son rayonnement, nulle zone de frustration, nul contentieux, nul malentendu.

une éloquence qui saurait irradier toutes les situations, les aborder avec calme et méthode, mais aussi avec spontanéité et conviction.

elle ne s'imposerait pas comme une clarté à l'intensité aveuglante, froide et forte de ses certitudes, qui assènerait ses techniques comme on lance des slogans, des vérités à l'expression pré-fabriquée, rigide, figée. au contraire, elle serait de celles qui pensent tout haut, qui dévident le fil d'une pensée en devenir, qui connaissent la valeur du doute, son potentiel de rebond et sa puissance dynamique. 
 

cette pratique éloquente ne récitera pas ses gestes; elle les réinventera avec chaque interlocuteur, avec la persuasion de celui qui invite l'autre dans l'intimité de sa quête, à l'écoute de ses blocages et de ses hésitations, sachant accélérer là où l'espace est dégagé, et, au contraire, ralentir et attendre dans les tracés labyrinthiques, ne marchant pas du même pas sur les sols fermes et parmi les pièges bourbeux, prenant la peine de soutenir le comparse pour qu'il s'extirpe de ses ornières et reprenne sa liberté de penser, ou de bouger.

elle saura tant et si bien le guider dans les méandres de sa pensée que, bien vite, l'auditeur la fera sienne, en même temps qu'il la découvrira, comme si depuis toujours elle l'habitait.

cette éloquence, qui ravit de l'impression de s'entendre parler, qui transporte de faire découvrir ce qu'on savait déjà sans l'avoir vraiment démêlé, et dont on oublie instantanément qu'elle est le fait d'un autre, qui offre de voir défiler sa propre pensée dans les propos de l'autre, de se sentir subir son propre mouvement dans les gestes de l'autre.
 

d'une technique éloquente, uke, loin d'être un faire-valoir ou un auditeur passif, sortira transporté de l'échange et ravi d'avoir été partie prenante dans cette création fugace d'un morceau d'aïkido.

l' éloquence, qui donne à l'auditeur et au locuteur de se mirer l'un dans l'autre comme les deux créateurs d'un même discours, autorise de même uke et tori à jouir de la fusion qui les unit, sans que l'un ou l'autre ne songe à revendiquer la paternité de l'instant.


 

Ô Sensei  UESHIBA Morihei, Fondateur de l’Aïkido :

" L’Aïkido est la non résistance. Puisqu’elle est non résistance, elle est toujours victorieuse. "

 " Je ne fais pas d’amis parmi les hommes, mais je suis ami avec dieu. Le monde ne va pas bien car les gens se font des amis entre eux, en disant et en faisant des choses insensées. Les êtres bons et mauvais sont tous unis dans la même famille du monde. L’Aïkido se dispense de tout attachement. L’Aïkido ne nomme pas les choses " bonnes " ou " mauvaises ". Il garde toute chose dans un développement et un accroissement constants et sert à l’aboutissement de l’univers ."

" Le secret de l’Aïkido est de nous harmoniser avec le mouvement de l’Univers lui-même. Celui qui a découvert le secret de l’Aïkido a l’Univers en lui-même et peut dire : " je suis l’Univers."

" L’Aïkido n’est pas une technique pour combattre ou vaincre l’ennemi. C’est le moyen de réconcilier le monde et de réunir les êtres humains dans une seule famille. "

" Gagner veut dire gagner sur l’esprit de désaccord en vous-même. C’est accomplir la mission que vous vous êtes donnée. "

" Le vrai budo est un travail de l’amour. C’est un travail de don de la vie à toute chose, et non de s’entretuer et de se battre avec les autres. L’amour est déesse gardienne de toute chose. Rien ne peut exister sans lui. L’Aïkido est la réalisation de l’amour. "

 " Ceux qui ont un esprit perverti et belliqueux sont vaincus dès le début "

" Se mesurer en technique, gagner ou perdre, n’est pas le vrai budo. Le vrai budo ne connaît pas la défaite. Jamais battu signifie ne jamais combattre "

" Je ne suis jamais battu, quelque soit la vitesse d’attaque de l’ennemi. Ce n’est pas parce que ma technique est plus rapide que la sienne. Ce n’est pas une question de vitesse. Le combat est avant d’avoir commencé. "

" Ne regardez pas les yeux de l’adversaire ou votre esprit sera capté par ses yeux. Ne regardez pas son épée ou vous serez tué par son épée. Ne le regardez pas ou votre esprit sera distrait. Le vrai budo est l’acquisition de l’attraction par laquelle vous tirez le corps entier de l’adversaire. Tout ce que j’ai à faire est de me maintenir dans cette voie. "

" En Aïkido nous contrôlons l’esprit de l’adversaire avant de lui faire face. C’est à dire que nous le tirons en nous-mêmes. Nous avançons dans la vie avec cette attraction de notre esprit, et nous essayons d’avoir une vue complète du monde. "

" En travaillant, c’est en soi qu’il faut rechercher la forme extérieure." Me Takeda

" Le judo est un sport, un moyen de parcourir la voie alors que l’aïkido est la forme ancienne qui permet d’atteindre directement le but avec lequel il se confond. Le judo mène au but alors que l’aïkido est le but même à l’état pur." Me Minoru Mochizuki

Dans la pratique, aussi longtemps qu’il y aura 2 mouvements dans son esprit, l’aïkidoka sera dans la situation d’apprentissage. Le jour où il sentira et comprendra qu’omote et ura ne font qu’un, il aura réalisé un des objectifs de l’aïkido : l’unité. 

« La technique naît de la situation que l’on nous impose ou que l’on a su créer.»

« Qui a appris l’aïkido pendant 1 jour peut l'enseigner pendant 1 jour


 

Dernière mise à jour de cette page le 10/09/2007

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